Pendant l'Occupation

Pendant l'Occupation, les missions de la gendarmerie sont commandées par le gouvernement de Vichy et par l'occupant. Des gendarmes participent ainsi à la déportation des Juifs et à l'arrestation des réfractaires au service du travail obligatoire. D'autres choisissent la voie de la Résistance et combattent pour la libération du pays, seuls ou en unités constituées (groupements Daucourt et Thiolet notamment).

Nombre de gendarmes ont par la suite pris part aux guerres de décolonisation notamment en Indochine et en Afrique du Nord. Deuxième force armée présente en Indochine, la gendarmerie assure des missions d'encadrement et de surveillance, souvent au sein de postes isolés sur lesquels les soldats Viêt-minh opèrent de nombreuses attaques. Au cours de ce conflit, les gardes républicains mobiles perdent 682 des leurs et comptent 1 500 blessés sur un effectif global de 15 000 hommes. En Afrique du Nord, 541 officiers, gradés, gendarmes auxiliaires et harkis tombent entre 1952 et 1962.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la gendarmerie ne s'est jamais autant diversifiée et modernisée. Son commandement supérieur, après avoir été rattaché à la justice militaire au sein d'une direction de la justice militaire au sein et de la gendarmerie en 1947, trouve une nouvelle autonomie en 1981 avec la création de la Direction générale de la gendarmerie nationale. Dirigée depuis 1947 par un civil, magistrat ou préfet, elle l'est depuis 2004 par un général de gendarmerie.