Lors de la restauration

Lors de la restauration, l'institution paie d'une épuration drastique le prix de sa participation à l'épisode napoléonien.

La légion d'Afrique, créée en 1839, se distingue tout particulièrement au combat de Taguin en 1843. Quelques années plus tard, en 1849, la garde républicaine est rattachée à la gendarmerie. En 1854, un décret réorganise l'institution. Toujours sous le Second Empire, la gendarmerie fait à nouveau preuve de son savoir-faire combattant en prenant part à la guerre de Crimée, notamment lors du siège de Sébastopol en 1855, ainsi qu'au conflit franco-allemand de 1870-1871.

Le décret du 20 mai 1903 ne modifie pas les missions de l'Arme, mais réaffirme son statut militaire. Pendant la première guerre mondiale et conformément aux prescriptions réglementaires, la gendarmerie doit assumer le rôle peu enviable de prévôt et voit son image brouillée auprès des combattants. Cette période est pourtant féconde en transformations. En février 1918, le gouvernement met en place une sous-direction de la gendarmerie, dont le commandement est confié au lieutenant-colonel Plique. Par ailleurs, les gendarmes reçoivent le rang de sous-officier.