Spécialités

On rencontre au GIGN un certain nombre de spécialités : plongeur, négociateur, contre-tireur, protection, chuteur, maître-chien, équipier, instructeur, etc.

Plongeur :
Les opérations menées par les membres du GIGN nécessitent parfois l’emploi de plongeurs opérationnels. Les hommes sont capables d’utiliser le moyen subaquatique comme moyen de projection, ou de progression discrète. Les plongeurs du GIGN peuvent passer les habilitations de plongée avec recycleur d’air, ce qui permet de progresser sous l’eau sans pouvoir être repéré par les bulles en surface. Les plongeurs sont utilisés pour accéder à des navires et vérifier leur coque dans le cadre de missions de protection, ou encore pour se camoufler dans l’eau lors de missions d’observation-recherches.

Négociateur :
Symbolique de la devise forte du GIGN : « Répondre à la force par la souplesse », le négociateur veut mettre fin à une crise en évitant tout épanchement de violence. Les négociateurs font partie des opérationnels du GIGN. Cela permet une meilleure synergie entre eux lors d’évènements graves. Les techniques de négociation sont inspirées de celles du FBI et ont été développées par les experts du GIGN. La formation au métier de négociateur se fait essentiellement en interne, que viennent compléter quelques stages.

Contre tireur :
Tous les opérationnels du GIGN ont une formation initiale au tir à toutes armes. Cette formation comprend le tir à longue distance (tranche des 100 mètres jusqu’à 600 mètres). Certains se spécialisent au tir à très longue distance, avec des fusils permettant d'atteindre une cible à plus de 1km500. Tous visent le maximum de qualité, l’objectif étant « Point visé, point touché » à chaque coup. Le contexte urbain où sont amenés à évoluer les gendarmes du GIGN, avec la présence de civils voire d’otages, interdit bien sûr toute erreur de leur part.

Protection :
La protection de personnalités est une des missions du GIGN, avec notamment lcelle de diplomates français en mission dans des pays jugés à risque (comme à Kaboul en Afghanistan jusqu’à 2003). Les gendarmes du GIGN chargés de cette mission sont rompus aux techniques de protection rapprochée, d’extraction en milieu hostile, aux sports de combat, à la maîtrise et la dissimulation de l’armement. Toujours discrets afin de ne pas gêner l’autorité qu’ils protègent, ils se tiennent prêts à intervenir au moindre incident.

Chuteur opérationnel :
Formé par les troupes parachutistes de l’armée de terre à la chute en contexte opérationnel, les chuteurs qualifiés SOTGH (saut à ouverture à très grande hauteur) sont capables de s’infiltrer sous voile à plus de 30 kilomètres de leur point de largage, de nuit, muni de 50 kilos de matériel et de tout son armement, ce qui permet une infiltration discrète, rapide et efficace. L’infiltration aérienne se faisant plutôt en hélicoptère, le chuteur opérationnel est utilisé principalement en milieu naturel. Il rejoint son objectif par les airs puis vient s’enterrer près de lui, afin de recueillir du renseignement et d’être prêt à intervenir à tout moment.

Maître de chien :
La Gendarmerie Nationale a fait le choix d’associer un chien à un seul maître, au contraire d’autres unités qui laissent plusieurs hommes s’occuper d’un même chien. Il existe au GIGN deux types de chiens, entraînés de manière totalement différente en fonction de leur mission: les chiens d’attaque et les chiens de recherche d’explosifs.

Equipier :
Equipier est un terme générique qui désigne le gendarme du GIGN participant au premier plan aux opérations menées par son unité. Recruté sur des qualités physiques très exigeantes et une grande faculté de résistance, il est capable de réaliser sa mission sous tous les climats, dans les pays les plus sensibles, seul ou en équipe et toujours avec sang-froid et efficacité. Equipés des matériels et armements les plus perfectionnés, les gendarmes du GIGN se tiennent prêts à intervenir sur toute situation à n’importe quel moment du jour et de la nuit ; ils se maintiennent en forme tant physiquement que tactiquement par un entraînement quotidien.

Instructeur :
Les instructeurs assurent une fonction primordiale au sein du GIGN. En effet, l’instruction fait partie intégrante de la veille opérationnelle des unités : lors des entraînements et des préparations de missions, les instructeurs forment et corrigent les opérationnels. Les instructeurs sont également sollicités lors des sélections pour organiser et sécuriser certaines épreuves, mais aussi pour la formation des nouvelles recrues, qui doivent apprendre à accomplir les missions de leur future unité.

Technicien :
La section moyens spéciaux est une entité de la force d’appui opérationnel du GIGN. Le technicien de la S.M.S. est un spécialiste chargé de l’acquisition technique du renseignement. Engagé au cœur de l’action, il apporte un appui technique (audio, vidéo, suivi, détection, robotique…) aux trois autres forces opérationnelles de l’unité (Intervention, Observation et Protection). C’est un outil essentiel dans le renseignement à des fins d’action et dans l’aide à la décision pour le responsable des opérations. Parallèlement à ses activités opérationnelles, le technicien est un acteur engagé dans la recherche et le développement de solutions techniques innovantes.

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