Gendarmerie et sa composante NRBC

Dès 1995, tirant les leçons de l'attentat chimique dans le métro de TOKYO, la gendarmerie nationale s'est dotée d'un dispositif prenant en compte la menace Nucléaire-radiologique-biologique-chimique (NRBC) afin de garantir la continuité de l'ensemble de ses missions. Présentation de la composante NRBC de la gendarmerie nationale.

La cellule nationale NRBC (C2NRBC)

Prenant en compte la totalité du spectre de la menace NRBC, la cellule assure plusieurs missions :
 

- elle conseille au niveau technique et opérationnel l'officier de gendarmerie responsable du dispositif engagé dans une situation présentant un risque ou une menace NRBC ;

- elle prend en compte tout enquêteur judiciaire devant évoluer dans un environnement contaminé ;

- elle forme le personnel de la gendarmerie ;

- elle apporte son expertise au Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ;

- en liaison avec d'autres organismes civils et militaires, experts dans le domaine NRBC, elle participe à des échanges, des réflexions mais aussi à des exercices nationaux et internationaux.

- enfin, à court terme, elle mettra en oeuvre le véhicule d'intervention " Biotox-Piratox " qui permet d'intervenir dans une zone contaminée par des agents biologiques et/ou chimiques aux fins de réaliser des prélèvements, de les analyser in situ  et de les transporter dans un laboratoire accrédité, tout en garantissant leur conservation et tout en assurant le respect de la procédure judiciaire ;

La cellule nationale NRBC est rattachée au groupement blindé de la gendarmerie mobile implanté à SATORY (Yvelines). Soumise à un régime d'alerte (préavis de mise en route de 3 heures pouvant être ramené à 1 heure selon la situation), elle est projetable par voie routière ou aérienne, de manière autonome ou en accompagnement du sous-groupement opérationnel NRBC sur et hors territoire national.

Le Sous-groupement opérationnel NRBC (SGO-NRBC)

Il est constitué de 4 escadrons NRBC dont un est toujours en alerte à 3 heures (1 heure si nécessaire). Equipé et formé, constituant une unité d'intervention rapide et disposant d'un état-major tactique, il est projetable en tout point du territoire accompagné d'éléments de la cellule nationale. Il a pour missions :

- d'assurer la sécurisation d'une zone contaminée en renforçant la sécurité publique dans une situation de post-attentat NRBC ou en reprenant des missions spécifiques dans le cadre du plan ORSEC ;

- d'évacuer et de canaliser les populations ou d'escorter des convois ;

- d'assurer le maintien de l'ordre ou le rétablissement de l'ordre ;

- de maîtriser les phénomènes de violence dans la zone contaminée ;

- d'assurer la sécurité des organes gouvernementaux majeurs en atmosphère contaminée ;

- d'appuyer toute opération conduite en environnement technologique dangereux et impliquant

le GIGN, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ou toute unité spécialisée de police judiciaire.

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN)

Le GIGN fait partie des unités spécialisées qui agissent en appui des unités territoriales dans la lutte contre la menace NRBC, plus particulièrement dans le cadre de l'anti-terrorisme, de la protection de personnalités et de la recherche de renseignements.

A cette fin, son personnel est doté d'équipements spécialisés lui permettant d'agir, en autonomie complète, dans une atmosphère contaminée.

Les moyens territoriaux

Dans chaque zone de défense, 2 escadrons de gendarmerie mobile sont équipés, formés et entraînés pour intervenir en configuration de risques ou de menaces NRBC.

En outre, toutes les unités en charge d'un site industriel présentant des risques particuliers (sites dits " Seveso ", centres nucléaires de production d'électricité...) mais aussi toutes les unités de recherches de la gendarmerie (brigades de recherches, sections de recherches) et l'IRCGN sont en mesure d'intervenir en atmosphère contaminée.

Nota : Dans le cadre du plan Vigipirate (renforcement des mesures de sécurité), un volet spécialisé - le plan PIRATOX - a été développé depuis le début des années 1990 et régulièrement réactualisé. Un plan plus spécifique concernant le risque biologique (BIOTOX) a fait l'objet d'un travail interministériel depuis 1999.

Sources : SIRPA gendarmerie

Credits photo : SIRPA Gendarmerie

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