Délinquance itinérante (OCLDI)

Héritier de la cellule interministérielle de lutte contre la délinquance itinérante (CILDI), l’office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), crée par le décret n° 2004 611 du 24 juin 2004, est rattaché à la sous-direction de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale. Il est implanté au Fort de MONTROUGE, à ARCUEIL (Val de Marne).

L' OCLDI a pour domaine de compétence la lutte « contre la criminalité et la délinquance commises par des malfaiteurs d’habitude qui agissent en équipes structurées et itinérantes en plusieurs points du territoire ».

La délinquance itinérante se manifeste par des crimes ou des délits d'appropriation frauduleuse de biens à caractère sériel, commis sous forme de vols ou d'escroqueries commis par des malfaiteurs organisés qui usent de leur mode de vie itinérant ou agissent sur de vastes zones d'action pour tenter de freiner l'action judiciaire.

L' OCLDI s’applique à être à la fois une unité de coordination, de classification, de centralisation et de diffusion nationale des informations criminelles et une unité opérationnelle d’enquêtes et d’investigations, et sur cette double vocation s’organise en :

  • un état-major composé d'un colonel chef d'office, un commissaire de police adjoint, un officier supérieur adjoint et un groupe secrétariat;
  • une division appuis composée de: un groupe des relations internationales; un groupe de renseignements; un groupe de synthèse et d'analyse; un groupe d'appui opérationnel;
  • une division investigations regroupant: deux groupes d’enquêtes projetables, un groupe lutte cintre la délinquance astucieuse ( éco- financier) un groupe d'enquêtes d'initiatives.

Les missions de l' OCLDI) :

  • renforcer l'efficacité de la lutte contre cette forme de criminalité en favorisant une meilleure circulation de l'information entre les différentes administrations concernées ;
  • observer et analyser les comportements les plus caractéristiques des auteurs, coauteurs et complices des infractions entrant dans son domaine de compétence ;
  • animer et coordonner, à l'échelon national et au plan opérationnel, les investigations relatives à ces infractions ;
  • assister les unités de la gendarmerie nationale et les services de la police nationale, ainsi que ceux de tous les autres ministères intéressés en cas d'infractions entrant dans son domaine de compétence.
  • suivre divers phénomènes grâce à sa plate forme d’analyse criminelle qui connaît de l'architecture des familles de délinquants itinérants, des modes opératoires, des objectifs, des zones d’actions privilégiées et de la périodicité de cette criminalité ( attaques menées sur les coffres forts, les DAB, les vols de fret, les agressions de personnes âgées, les raids béliers visant les établissements financiers, les vols d’engins de chantier, les vols dans les châteaux, demeures de caractère ou églises, les escroqueries aux jades et pierres dures ou de type « rip deal » ...)
  • intervenir, soit à la demande des autorités judiciaires, soit à la demande des unités de la gendarmerie, des services de la police et des directions des autres ministères concernés ou soit de sa propre initiative, chaque fois que les circonstances l'exigent pour faire effectuer ou poursuivre à l'étranger des recherches afférentes aux délinquants itinérants, par le canal des organismes internationaux compétents.
  • centraliser, analyser, exploiter et transmettre aux services de la police nationale, aux unités de la gendarmerie nationale, ainsi qu'aux autres administrations concernées, toute documentation relative aux faits et infractions liés à la délinquance itinérante, et recevoir de l'ensemble de ces services toutes informations relatives à son domaine de compétence.
  • constituer pour la France le point de contact central dans les échanges internationaux en entretenant des liaisons opérationnelles avec les services spécialisés des autres états et avec les organismes internationaux en étroite collaboration avec les services concernés de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.
  • participer à des actions de formation, d’information et de prévention et à ce titre sera l’un des prochains organisateurs de séminaires européens sous l’égide du Collège Européen de Police ou du programme AGIS.

Sources : SIRPA gendarmerie

Credits photo : SIRPA Gendarmerie

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